LE KUNG-FU


Arts Martiaux : KungFu

Le terme Kung-fu est, en Occident, largement utilisé pour désigner la Boxe Chinoise.


Kung-fu peut se traduire par "Travail de l'Homme". A L'origine, ce terme ne fait pas directement référence aux arts martiaux mais désigne le perfectionnement ou le niveau atteint par une personne dans une discipline quelconque. Ainsi est-il coutume de dire que l'on peut avoir un bon Kung-fu en cuisine, en peinture ou en arts martiaux. L'adoption du terme Kung-fu pour désigner les arts martiaux chinois à plusieurs origines.
Les jésuites missionnaires en Chine, notamment le Père Amiot (1718-1793), avaient porté à la connaissance de l'Occident, dès le XVIIIe siècle, l'existence d'exercices gymniques nommés Cong-fu.



Après 1949, de nombreux maîtres quittèrent la Chine continentale pour s'installer à Hong-Kong et Taiwan où ils enseignèrent plus tard à des étrangers. Dans ces régions, le terme mandarin K'iuan-fa est souvent prononcé Kun-fut, Kuen-fut, Kung-fu. Ce sont ces prononciations altérées que les premiers pratiquants occidentaux ont enregistrées et reproduites dans leurs écrits.
Progressivement, les adeptes chinois eux-mêmes ont suivis le mouvement et le terme Kung-fu désigne donc aujourd'hui l'ensemble des écoles de Boxe Chinoise. Pour préciser la nature martiale de ce terme, une autre expression est souvent utilisée, celle de Kung-fu Wushu.

Les origines du Kung-fu


Arts Martiaux : KungFu Selon les légendes, un des styles les plus anciens du Kung-fu serait le Tch'ang-cheou. Au IIIe siècle, un médecin du nom de Houa-T'o (190-265) aurait créé le Wou-k'in-hi (Jeu des cinq animaux), méthode à la fois martiale et prophylactique inspirée de l'observation des mouvements de certains animaux, généralement le cerf, la grue, tigre, le singe et l'ours.
L'empereur T'ai-Tsou, fondateur de la dynastie des Song du Nord (960-1127), aurait créé la Longue Boxe des Trente Deux Postures.
Vers 1550, le grand lettré T'ang Chouen-Tche (1507-1570), écrivit un livre intitulé "Wou-pien", consacré aux arts de guerre et à la Boxe. Vers 1562, le général K'i Ki-Kouang rédigea le Ki-hiao-sin-chou, dont une partie est consacrée à la Boxe.
A partir du XVIIe siècle, l'histoire des écoles de Boxe Chinoise est mieux connue. Entre le XVIIe et le XIXe siècle apparaissent le T'ai-ki-k'iuan de la famille Tch'en, le Hin-yi-lieou-ho-k'iuan, le T'ang-lang-k'iuan, le Pai-hao-k'iuan, le Pa-koua-tchang, le Choy-lee-fut-kuen, ...
Le Kung-fu joua un rôle important à la fin du XIXe siècle, lors d'un grand soulèvement populaire baptisé révolte des Boxeurs. Ces boxeurs, ainsi nommés par la presse occidentale, étaient contrôlés par certaines sociétés secrètes telle la Yi-ho-k'iuan-kiao (Société des Poings de Justice et de Concorde). Fanatisés, ils portaient des amulettes "magiques", pratiquaient la Boxe Sacrée et croyaient en leur invulnérabilité face aux armes à feu occidentales !
La révolte fut écrasée dans le sang le 14 août 1900 par l'Armée des Huit Nations. Cette défaite fut à l'origine d'un déclin important de la Boxe Chinoise.
Le renouveau des arts martiaux chinois intervient en 1909, avec la fondation, à Shanghai, de la première grande fédération de Boxe Chinoise du XXe siècle : la Tsing Wou T'i Yu Howei, créée à l'initiative de Houo Yuan-Kia. Ce dernier avait relevé victorieusement plusieurs défis contre des combattants étrangers, ce qui contribua à rehausser l'image de la Boxe dans les milieux populaires chinois.

Arts Martiaux : KungFu Un expert célèbre de Kung-fu, connu pour ses démonstrations de casse, fut Kou Jou-Tchang. Surnommé La Paume de Fer, il avait effectué une synthèse des styles externes (Shaolin) et internes.
En 1927 est créée l'Ecole Centrale de Nankin, placée sous la direction du général Tchang Tche-Kiang (1882-1963). C'est l'époque où le terme Wushu (Arts Martiaux) est remplacé temporairement par celui de Guo-shu (Arts Nationaux). L'Ecole Centrale enseigne les styles chinois de Boxe et de Lutte, ainsi que la Boxe Anglaise, le Kendo et le Judo japonais. En 1928, l'Ecole organise à Nankin une rencontre considérée comme la première compétition nationale officielle de Wushu du XXe siècle. Les combats, désignés sous l'appellationde San-cheou ont lieu sur une estrade et se déroulent au K.O., sans protection ni catégories de poids. Le vainqueur en est Tchou Kouo-Fou (1891-1968), spécialiste des styles internes.
Roger Itier, spécialiste français des techniques et de l'histoire des arts martiaux chinois précise : "Plus de trois cents combattants originaires de dix-sept pronvinces s'affrontèrent ce jour-là sur une estrade, sans catégories de poids, sans aucune protection et en l'absence de règles clairement définies. Le concours fut si disputé et si violent, qu'un nombre élevé de compétiteurs fut gravement blessé. Aussi, pour éviter un incident majeur, dut-on procéder à l'élection du vainqueur parmi une liste de quinze finalistes.
Mais cette expérience ne permit pas aux autorités de développer un système de compétition de combat dans l'esprit chevaleresque des arts martiaux chinois. En effet, ce système de rencontre favorisait par essence les combattants les plus agressifs. On s'éloignait donc de l'éthique martiale si chère aux confucianistes... Après la Guerre et la proclamation de la République Populaire de Chine, et pendant plus de deux décénnies, la pratique du combat de compétition amateur fut donc interdite, en particulier durant la période trouble de la Révolution Culturelle. Toutefois les milices, la police et l'armée n'oublièrent pas ce système d'entraînement qui faisait partie intégrante de la formation des troupes d'élites. Le combat sportif moderne réapparut progressivement en Chine Populaire vers 1978 sous la forme du Sanshou ou Sanda".

En 1929, Tsao Yan-Hai rempote le tournoi de Shanghai et se classe quatrième à celui de Nankin. En 1931, Tcheng Po-Ying (1904-1961), adepte du T'ai-ki-k'iua, et disciple de Ho Hing-Hi, remporte deux compétitions importantes de San-cheou.
En 1936, l'Ecole délégua une équipe de démonstration aux Jeux Olympiques de Berlin. Peu après la Seconde Guerre Mondiale, un combat célèbre opposa Wou Kong-Yi du T'ai-ki-k'iuan à Tchen K'ö-Fou du Pai-hao-k'iuan. Un des juges du combat, Tong Ying-Kie déclara Wou vainqueur mais la décision fut révisée par les autres juges qui déclarent le match nul.

Dans les années 1950, l'évolution de la Boxe Chinoise bénéficia des travaux de la Commission Nationnale d'Education Physique qui créa de nouvelles formes, davantage orientées sur les aspects gymniques et esthétiques. Enfin, dans les années 1980, le Département Touristique de la province du Honan ouvrit au grand public les portes du Temple de Shaolin, rénové pour l'occasion et de nouveau "habité par des moines".

Les division du Kung-fu


Le Kung-fu est généralement divisé en deux groupes. Le premier groupe se compose des styles dits Externes, c'est à dire mettant l'accent sur les éléments physiques et techniques de la pratique. Ce groupe est nommé Wai-kia-k'iuan (Boxe d'Ecole Externe) ou encore Shaolin-pai (le Courant de Shaolin). Il se compose du style appelé Shaolin-quan ou Boxe de Shaolin et de tous ceux qui en découlent. Son fondateur historico-légendaire est le moine bouddhiste Bodhidharma.
Le deuxième groupe se compose des styles dits Internes, c'est à dire mettant l'accent sur la maîtrise des éléments Internes de la pratique, notamment le K'i (ch'i). Ce groupe est nommé Nei-kia-k'iuan (Boxe d'Ecole Interne) ou encore Wudang-pai. Le style principal de ce groupe est le T'ai-ki-k'iuan dont le fondateur serait un ermite taoïste, le légendaire Tchang San-Fong, qui vécut sur le mont Wou-Tang.

Une autre distinction, d'ordre géographique, apparait dans la classification des écoles de Boxe Chinoise. Ainsi parle-t-on de Styles du Nord et de Styles du Sud. L'expression Nan-k'iuan, Pei-t'ouei, qui signifie Poings dans le Sud et Jambes dans le Nord indique, probablement à tort, que les styles du sud privilégient les techniques de poings, tandis que les styles du nord accordent plus d'importance aux techniques de jambes. Cette classification est comparable à celle du Kalaripayat indien.

Les compétitions de Kung-fu


Les arts martiaux chinois se pratiquent aujourd'hui selon plusieurs formes de compétitions. Les compétitions techniques, regroupées sous l'appellation de Wushu, concernant les tao de chaque style. Ces compétitions sont divisées en Styles du Nord, Styles du Sud, avec armes, sans arme, armes longues, armes courtes, etc... Elles donnent lieu en général à des ébats très spectaculaires et très colorés.
Les tao présentés sont souvent très acrobatiques, parfois dignes des meilleurs niveaux de gymnastique au sol. Les jeunes élèves de l'école actuelle du Temple de Shaolin sont tout spécialement formés à ce types de compétitions. Après la Révolution Culturelle, les compétitions de combats furent interdites en Chine Populaire, mais avaient toujours lieu à Taiwan et à Hong-Kong. Actuellement, il existe, selon les pays, principalement deux formes de combat de Kung-fu : le combat dit Traditionnel et le Sanda.
Le combat traditionnel se pratique en tenue classique, avec veste et pantalon. Les combattants portent en général des gants de petite taille et parfois un casque. Le combat Sanda, quand à lui, nécessite certaines connaissances de Lutte Chinoise.





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